Chansons

Des textes qui coulent, signe qu'elle peaufine, qu'elle traque l'expression qui tombe comme une goutte de pluie sur le dos de la main.
- Yvon Paré


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1- Silence, on tourne | 2- Du bout du monde | 3- Rue d’Auvergne | 4- SPM |
5- Dernier appart
| 6- Toi tu pleures pas | 7- Petit Loup | 8- Fée Jésus
| 9- Tes yeux fâchés (Terrible Two) | 10- Barbies de plage | 11- Yvon Passion

| 12-Partis comme des bolos | 13- Girouette


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1- Silence, on tourne
Six heures vingt du matin
La fatigue des demains
Vidée du bain de foule
Des heures où ça déboule

Dis-moi où chus rendue
En fait j’l’ai jamais su
En courant dans ma roue
J’en ai perdu des bouts
Silence on tourne

On voit pu nos enfants
On sort pour s’oublier
On veut pu s’en parler
On couche sur le divan
Silence on tourne

Démontez la grand-roue
De la Fête des Fous
L’inquiétant Carnaval
Des bozos qui pédalent
Des bozos qui dévalent
Silence on tourne

Deux cafés en retard
Déjà huit heures moins quart
Silence on tourne

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2- Du bout du monde
Errant dans Montmartre à Paris
Ou sous les arbres Carré St-Louis
Je reviens à ces personnages
Que j’suis pas devenue étant trop sage

Du bout du monde je vois les avenues
Que j’ai pas prises que j’ai pas vues
À contre-sens ma vie toute nue
À mille milles du gars des vues

C’est comme si j’m’étais trompée
De scénario, de vérité
Rêves oubliés sur l’étagère
Ensevelis sous la poussière

Comme dans un film de Woody
Étrangère à ma propre vie
Baignée de nouveaux éclairages
Au sommet de mon courage

Goûter enfin ce que j’ai manqué
Jouer les fantômes en liberté
Fragile éphémère en sursis
Cendrillon avant minuit

Laissez-moi juste ravoir seize ans
Tenir la main de Nelligan
Finir par écrire mes romans
Machines à voyager dans le temps

Laissez-moi juste ravoir le temps
Chausser mes souliers de fillette
Prendre la poudre d’escampette
M’évader de mon Bois Dormant

Laissez-moi juste déjouer le vent
Naviguer contre le courant
Ouvrir mes yeux adolescents
Laissez-moi croire que j’ai le temps
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3- Rue d’Auvergne
Une rue d’Auvergne se transformait
Et suivait pour nous les saisons
J’ai dans la tête mes printemps
La neige qui fond lentement

Monter enfin nos chevaux blancs
Vélos pour traverser le temps
Comme les princesses gracieusement
Robe-soleil légère dans le vent

Les vacances donnaient un air
De jeunesse à cette rue d’Auvergne
Nous étions au moins une centaine
Au champ des vaches sur la plaine

Trèfles à quatre feuilles à nos hamsters
Ricky II, Bouboule et Albert
Chacun possédait sa maison
Une boîte de céréales en carton

Trop tôt le vent rafraîchissait
Ma fête déjà bien loin derrière
Les cahiers d’école attendaient
Nos rêves d’aventures buissonnières

Père-Noël comme une promesse
Nous aidait à quitter l’été
On l’attendait dans un igloo
Toujours brisé par des jaloux

La rue d’Auvergne partait en guerre
Croix de bois contre croix de fer
Forteresses de neige et tunnels
Confection d’armures en gamelle

Chez l’voisin voler des pommettes
Tousser sa première cigarette
En gang faire tourner la bouteille
Espérant que Cupidon veille

Premier baiser improvisé
Jamais vraiment comme à’télé
Les mains moites et le coeur battant
Y’a erreur sur le Prince charmant

Me revoilà après vingt ans
Dans une petite rue du Lac St-Jean
Là où nos héros sont passés
Où nos querelles sont enterrées

Les elfes sont devenus grands
Rois et princesses sont repartis
Dragons, donjons et charlatans
Sont trop cruels dans la vraie vie

Bourgeons-velours à chaque printemps
Savent adoucir nos coeurs d’enfants
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4- SPM
Ça r’commence à chaque mois
En pleine gueule au Jour 3
Quand j’trouve tout l’monde crétin
S’tie d’gang de « sans-dessein »

Ôtez-vous d’dans mes jambes
Quand j’t’à bout dans ma chambre
Passive et « fatiquante »
Agressive délinquante

Le scanner de mes doutes
Mes défauts à la loupe
Mon bilan aux trente jours :
Mes échecs, mes amours

Quand c’est noir dans ma tête
Viens pas m’rire dans’ face
J’te passerais par la fenêtre
« Haut en bas » d’l’a terrasse

J’me comprends pu d’un coup
Me descends dans la boue
D’où ça m’vient je l’sais-tu?
Cé qu’cé qu’j’ai pas vécu?

À cause tu m’cherches de même?
Tu t’attires des problèmes
L’autre fois ç’a mal fini
Les voisins sont sortis

Quand c’est noir dans ma tête
Viens pas m’rire dans’ face
J’te passerais par la fenêtre
« Haut en bas » d’l’a terrasse

Aïe à soir
C’est pas fort
J’me cacherais dans l’armoire
Fais pas sortir le « yable »
Change-moi de poste su’l’câble
Pourtant tu dois l’savoir
Y’a p’t’être un peu d’espoir
Quelques hormones plus « lousses »
Je redeviens ta douce...

Mais là c’est l’heure de la Bête
J’te tomberais dans’face
J’te dévisserais la tête
Tant mieux si ça laisse des traces

Aïe là j’t’ai vu, t’as ri
Laisse faire ton drapeau blanc
Dis pas qu’j’te l’ai pas dit
Ton sac vert t’attend
Sac’ ton camp

Mais garde-moi une place dans ta tête
J’peux pu m’voir la face
M’a sauter par la fenêtre
Attrape-moi en bas d’l’a terrasse
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5- Dernier appart
Dernier appart sur Outremont
Fonds des tiroirs, souvenirs de guerre
Traîner la patte jusqu’au salon
Prochain arrêt : six pieds sous terre

Son univers s’est rétréci
Ses quatre murs se rient de lui
Des friandises dans l’vieux flacon
Pour ses cent ans de p’tit garçon

Au fond de sa cage sur Outremont
Entre les plaintes, faibles rayons
Quelques photos espèrent à tort
Vaincre l’oubli, tuer la mort

Regrets amers de vieux trésors
Laissés à d’autres corridors
Pacotilles sans valeur
Pour s’alléger quand sonnera l’heure

Ses chansonnettes se font plus rares
La Nouvelle-France fuit sa mémoire
Lettres de son moulin d’antan
Se sont enfuies avec le vent

Le sablier est moins poli
Plus de voyages, plus de permis
Étonné qu’on le voit si vieux
C’est pas lui dans les autres yeux

Un billet doux chargé d’effort
« Celui qui t’aime t’espère encore »
Rue des vieillards coin Outremont
Une âme attend son baluchon
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6- Toi tu pleures pas
Je l’ai vu dans tes yeux
Tu sais pas cacher ton jeu
Tu peux pas te le pardonner
T’as déçu le monde entier

Vas-tu me dire comment ça va?
Laisser faire les jokes de gars?

Tu cries : « Laisse-moi boire tout seul
C’est mon choix, ma peine, ma gueule »
J’ai peur de la moitié de toi
Celle qui te tire vers le bas

Si je savais comment faire
Pour condamner ton enfer

Toi tu pleures pas
Moi je l’crois pas

Ta peine parle plus que tu veux
Tu vois de moins en moins de bleu
Tu t’es vu retomber dans le fond
Toi le « vaurien », le « pas bon »

Tu t’éloignes des commentaires
Autant que la lune de la terre

Toi tu parles pas
Toi tu pleures pas
Moi, j’attends…
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7- Petit Loup
Un p’tit loup bien pressé
De tout voir, tout goûter
Un p’tit pou bien décidé
À ne rien manquer

Conçu en dehors de toute probabilité
Se foutant bien des dates du calendrier
Mon p’tit bonhomme-sourire de desseins animé
Joli colibri portant l’été

Déjà à l’âge de neuf mois
Réussis, les premiers pas
Trop facile, aucun défi
Pense déjà faire du ski

Content de connaître les patins à roues alignées
Une bonne façon d’aller plus vite quand t’es pressé
Mais à 18 mois c’est pas légal faut se cacher
Attendre que les parents soient couchés

Au matin, le lit mouillé
Mais faudrait pas le soupçonner
Il dit que quelqu’un vient de passer
Qu’il faut le rattraper

Délicieuses ruses d’abeille et grand coeur de palmier
Mon mini-gourmand-grand-donneur-de-gros-becs-sucrés
Beau doux bedon rond d’amour qu’on a le goût d’embrasser
Belles joues rouges de cerises à croquer

À deux ans plein de talents
Chanteur, danseur, philosophe
Comédien à plein temps
Professionnel du bluff

Mon beau Petit Loup, que j’aime entendre tes rêves fous
Même si parfois je m’avoue dépassée ma p’tite fusée
Tu me feras toujours rire avec tes chansons, tes souvenirs
J’craque pour tes yeux doux mon p’tit minou
J’craque pour tes mots doux mon p’tit minou
J’craque pour tes yeux doux mon p’tit minou
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8- Fée Jésus
Petite chambrette de cinq par sept
En blanc et blanc
Loin hors du temps
Un p’tit gamin joue son destin
Sale maladie; du sang, des cris

Moins pire qu’hier, un peu d’espoir
Pleurs du p’tit frère appelant le soir
Une prière flotte dans l’air
Veille au-dessus sa Fée Jésus
Veille au-dessus sa Fée Jésus

Diagnostic, mille thermomètres
Dehors l’été brûlant la fenêtre
Le temps s’étire, on craint le pire
La Fée Jésus, nous oublies-tu?

En isolement, en jalousant
Les autres parents, les autres enfants
C’est moi c’est sûr qui fait trop dur
J’me suis déçue une fois de plus
J’me suis déçue une fois de plus

Compter les gouttes du soluté
Toutes les cassettes de Walt Disney
Soupirs complices de l’infirmière
Sourire-soleil sur coeur de mère

Boire l’océan de chaque instant
Vouloir sortir prendre un « respire »
Comme un poisson, comme en prison
J’me comprends pu, me comprends-tu?
J’me comprends pu, me comprends-tu?

Tic-tac-toc à l’infini
Sur le papier, des graffiti
Un demi-jus, deux trois biscuits
Un futur aquarium promis

Mon grand garçon de quinze saisons
Devenu héros des jours moins beaux
Dans sa prière tellement d’espoir
Lui il l’a vue sa Fée Jésus
Moi j’y ai cru sa Fée Jésus
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9- Tes yeux fâchés (Terrible Two)
Tu te lèves de travers
On sait pu quoi te proposer
Pu rien qui fait ton affaire
Quand t’as mis tes yeux fâchés

Va falloir que tu changes d’air
Ou que t’ailles te recoucher
T’as vraiment trop l’air en calvaire
Tu peux même pu t’endurer

C’est-tu que t’as mangé
De la semelle de botte enragée?
Sais-tu mes espoirs
Perdues dans le bain des idées noires?

Va falloir que ça s’arrange
Où est passé mon petit ange?
Réponds-moi gentiment
On s’en va chez grand-maman

Comment ça, ça te tente pas?
T’as pu le goût d’être cajolé?
T’es tombé dans le chocolat
Là tu veux des chips salées?

Mais grand-maman nous attend
Pour souper végé-santé
Prends ma main lâche le chien
Envoye grouille m’en va t’en faire des nouilles

Paraît qui faut pas s’alarmer
Terrible Two va passer
Mais maudit qu’à chaque souper
J’me demande c’que j’ai raté
Si tout se joue avant six ans
On est foutus c’est pas mêlant
Tu défies toutes les recettes
Vendues par les psy du net :

- L’isolement sur un banc
- D’la patience en attendant
- Faut comprendre, faut attendre
- Faut pardonner les coups de pieds

Mais là maman est crevée
L’heure du dodo est passée
Prends ma main mon lutin
Bonne nuit jusqu’à demain matin
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10- Barbies de plage
Ça te regarde jamais dans les yeux
Sauf pour montrer que les siens sont bleus
Ça se dresse droit, poses de choix
Profil précis, teint assorti

Fée des aisselles, fausse pucelle
Reine des aines, cire égyptienne
Ça aime les ti-culs en maillot de bain
Surtout ceux d’un mètre quatre-vingts

Sans agent de conversation
Ça parle pas gros avec des mots :
« Enchantée, baisse ton pantalon »
« Moi c’est Sophie, toi c’était bon »

À mort les humbles au fond d’un sac
La loi d’la jungle su’l’bord du lac
Su’l’bord du Lac

Ça vise les maris délicieux
T’es en maudit de leur petit jeu
Ou ça te regarde avec fierté
Ou ça joue celle qui est désolée

Une chose demeure certaine
Elle sont flattées de voir ta peine
Quand elles t’épargnent c’est par pitié
Elles te cherchent... des compliments forcés

On voudrait donc se faire souris
Pour les voir parfois qui s’ennuient
Se demander comment ce serait
Se faire un p’tit pis des bourrelets

Entre la haine, la fascination
Je les vois nulles comme les poissons
Mais explique-moi donc j’comprends pas ça
Que ça me fasse mal de n’être que moi!
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11- Yvon Passion
È-tait ben amoureuse
Mais lui, préférait les danseuses
Y’a jamais voulu
Rester fidèle
Dans ses bebelles

Un jour a’l’a pogné
Sans ses beaux caleçons « carottés »
Matinée illégale
En plus dans le lit conjugal
C’est là qu’a’y’a dit :

« Toi y’est pas question
Que tu gardes la télévision
Y’a pas d’raison
Que tu prennes les meubles du salon
C’t’à moi la maison
T’as beau ramasser tes caleçons
Y’est pas question
Que tu prennes ma télévision »

È-tait tellement contente
A’vait gardé toutes ses patentes
A’s’est enfermée ben décidée à l’oublier
Mais y’est revenu sonner
C’est là qu’a’y’a dit :

«Toi y’est pas question
Que tu prennes les meubles du poisson
Y’a pas d’raison
Qu’tu gardes le bocal d'la maison
Sors du salon
T’es con t’es con t’es vraiment con
Fais-toi une raison
T’auras pas ma télévision
Ma loi c’est ma télévision »

Le juge l’a vue rentrer
Une hystérique déboussolée
Y’a soupiré :
« On va y passer la journée »
Elle, a’pogné les nerfs
Se foutant de quoi qu’avait l’air
A’s’est avancée
À pleins poumons a’y’a crié :
« Votre honneur y m'écoeure »
Fait qu’a’dit :

« Non non j’vois pas d’raison
De répondre à toutes vos questions
Aïe lâchez-moi donc
Faut que je retourne à ma maison
C’est pas mes oignons
Juste une petite dose de poison
Lâchez-moi donc
C’est l’heure de ma télévision
Faut que je r’garde le téléthon »

« Debout sexy dans ses caleçons
Dehors à l’ombre du cabanon
Ben tranquille dans l’gazon

Faut j’finisse d’empailler Yvon
Y m’a enfin demandé pardon
J’sais qu’y a ben compris sa leçon

J’étais ben amoureuse
Mais lui, préférait les danseuses »
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12-Partis comme des bolos
Partis comme des oiseaux
Quelque part on sait pas trop
Coup d’tête vu qui fait beau
Pis p’t’être un peu pour fuir
Tout c’qu’on n’a pas voulu finir

Su’l’bord des autoroutes
C’est chaud ça fait pas de doute
Mais ça c’t’en plein juillet
Au mois de janvier c’est épeurant
Doigts gelés ben dur, trois paires de gants

Des heures au ralenti
Au bord d’une sortie
On s’engueule, on s’haït
Quand on voit passer l’autobus
On rêve de se rendre au terminus
Quel qu’en soit le prix

Y’en a qui ont du culot
Puissants dans leur auto
On en croise des héros
Des pseudo-soldats du Vietnam
Faux collectionneurs de TransAm

Pis quand c’est pas la pluie
C’est un boomer nazi
Y t’sort ses arguments
« Ben voyons donc chus pas raciste
Pompier j’sauvais tout l’monde su’a liste
Oui madame! »

Y’a aussi les matous
Y te trouvent straight
Flattent tes genoux
Tu ris jaune pis t’attends
La prochaine pause-pipi dans l’champ
Pour dire merci pis foutre ton camp

Plus tard, le long des Pyrénées
Truck-stop, vin à volonté
Nous v’là ben amanchés
Notre camionneur vient de replonger
Après cinq ans de sobriété
Un autre qui aime ben la vie

Partis comme des bolos
Queues d’veaux, cervelles d’oiseaux
Coup d’tête y faisait beau
On est donc contents de revenir
On se promet ben de pu repartir
Encore une fois
Jusqu’à prochaine fois
Jusqu’au prochain mois
Si c’pas trop froid
Encore une fois
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13- Girouette
À gauche, à droite
Une vraie girouette
C’est oui, c’est non
C’est p’t’être peut-être

Tu suis derrière
Mordant la poussière
De jour content
De nuit suicidaire

P’t’être ben que oui
P’t’être ben que non

A’ joue ta vie
À chaque conquête
Tu l’aimes, tu plies
Restant l’air bête

La langue à terre
Au bout de la route :
Robe noire, ou blanche
Ou robe rouge et courte?

P’t’être ben que oui
P’t’être ben que non

Est « bebé gâtée »
T’as trop donné
Trop bon, trop tôt
A’t’mène en bateau

Toutou perdu
T’es fichu
J’pense pas qu’a’r’vienne
Te sauter d’sus

Tu cherches comment
Va finir la joute :
Robe noire ou blanche
Ou pas d’robe pantoute?

P’t’être... ben qu’un soir
P’t’être... tu passeras m’voir
P’t’être... chus sûre qu’a’sait pu ton nom
P’t’être... j’te dirais pas non
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